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Alter Case
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1 juin 2007

La folle journée rethink (partie 2) : la conférence

d_bat En fin de journée, nous avons eu le plaisir d'écouter (en ordre d'apparition sur la photo ... soit de gauche à droite ... ;o)) 

Mme Boeglin, conseillère de la présidente de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie);  M Lemarchand, PDG de Nature et Découvertes; Mme Laville, fondatrice du cabinet Utopies; et M Morillon, créateur de la marque Veja (la basket équitable ! celle la, nous vous en reparlerons ...)

sur le thème : En quoi le développement durable peut-il être un levier d'innovation ?

Quelques grandes idées et pistes de réflexion tirées de ce débat :

Elizabeth Laville a commencé le débat en nous faisant observer que l'on entrait dans un troisième temps du développement durable :

  • Le premier temps (80's) a vu se développer le mécénat d’entreprise pour des actions caritatives à travers de nombreuses fondations
  • Lors du second (90's), les entreprises ont commencé à essayer d'integrer les question de développement durable en mettant en place quelques pratiques types : un rapport de développement durable, des éco conseils en interne, la vente d'un ou deux produits spécifiquement "développement durable" (par exemple un fond éthique au sein d'une grande banque). Mais le changement n'est pas encore profond : la plupart des efforts faits consistent en un raffinement des procédés existants...
  • Le troisième, qui arrive, pourrait etre appelé "DD2.0" en référence au web 2, ou encore "la fortune sourit aux audacieux". Les entreprises devront transformer leur business model, opérer un changement de culture profond en mettant en place des plans stratégiques ambitieux. Mme Laville nous a cité les exemples de BP qui désire ne plus être un fournisseur de pétrole mais un fournisseur d'énergies renouvelables dans 30 ans...  de Mark & Spencer qui a décidé de changer l'ensemble de son offre d'ici 2012 : coton équitable généralisé, oeufs vendus à 100% bio y compris dans l'ensemble des produits à base d'oeufs ... Il y a donc un grand saut à opérer pour les entreprises !

Autre point de reflexion : les produits DD sont-ils plus chers et donc réservés aux fameux "bobos" ?

  • Remarque de M Morillon : inévitablement, un produit DD est plus cher qu'un produit de distributeur, puisqu'il n'en est pas un ... il faut donc arrêter de comparer les prix des produits équitables ou bio aux premiers prix !
  • En fait, l'entreprise produisant un produit vert peut tout à fait rester compétitive (en reportant les coûts de marketing sur une politique d’achats et de rémunération équitables par exemple).
  • Cependant, certains produits DD sont encore fabriqués en petites quantités (donc ils ne bénéficient pas des économies d'échelle réservées aux grands producteurs). Il faut les considérer comme des "innovations", toujours plus chères à leurs débuts avant de voir leur prix baisser lors de leur généralisation sur le marché (souvenez vous du prix des premiers téléphones portables !)

Pour finir, l'ensemble des participants à souligné l'importance de la cohérence au sein de l'entreprise qui se lance dans une démarche de développement durable. Les employés comme les dirigeants doivent se sentir engagés tant par les objectifs sociaux et environnementaux que par la performance économique. D'où l'importance de l'existence d'un vrai dynamisme à la tête de l'entreprise, et de la mise en place de leviers alignés avec la politique de l'entreprise (un bon exemple : 40% de la prime annuelle du directeur marketing monde dépend de l'atteinte d'objectifs environnementaux chez Still Case). 

Une conférence rapide, mais fort interessante. On espere avoir retransmis clairement ces quelques points, n'hésitez pas à lancer le débat !

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